Comment ca va ?

Comment ça va ?
Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit ici. Mon attention « professionnelle » est essentiellement portée sur les consultations au cabinet et en distanciel, sur les formations que je donne, sur les formations que je suis. Comment nourrir les envies et les projets ? Comment continuer d’améliorer ma posture professionnelle et accompagner de façon plus holistique et plus consciente les êtres que je reçois ? Comment créer des liens, des ponts entre tout ce que j’explore ? Comment être un appui, un lieu où se déposer, où se regarder, où se comprendre même les jours où mon cœur saigne des horreurs du monde et où l’humanité déploie son inhumanité ?
L’automne approche – les feuilles vont se colorer. Ce serait une invitation au repos. Et pourtant « c’est la rentrée » avec toutes les injonctions qu’on s’impose parfois sans s’en apercevoir.
L’année qui est passée a été riche et bouleversante. La formation en danse thérapie ouvre dans mon repérage et dans ma pratique un grand nombre de portes. Je travaille sur un projet avec des danseurs et musiciens qui témoignent de tout ça.
J’ai participé à un atelier d’écriture à la « librairie Des gens qui lisent » à Sartrouville avec l’écrivain de « L’éloge des mousses », d’Olivier Liron. Un moment de partage inoubliable sous l’œil du lynx !
On a mis en place des groupes d’analyses des pratiques pour les praticiennes du Slow Rebozo® d’Anne Belargent – et vraiment j’apprécie ces temps pour soutenir les professionnels dans une forme de tissage.
Après la formation Grossesse et Post Partum, j’ai donné une formation sur les troubles de la fertilité pour Opya Institut. Opya, c’est l’organisme de formation créée par Raphaëlle Autheman, Amélie Decoux et Gwenaëlle Jegu – avec le soutien merveilleux d’Elodie Vieille.
Si les formations s’adressent initialement aux ostéos et kinés, on a à cœur de permettre à tous les professionnels de la périnatalité (et pas que !) de venir se former avec nous.
Plutôt que de parler de formatrice, je préfère me voir comme quelqu’un qui transmet, comme une passeuse … et j’ai beaucoup de joie à cette place. Je surprends certains stagiaires dans des instants de plongée intérieure, de possibilités d’oser changer leurs regards, de permettre un déploiement de leurs pratiques… et c’est si beau à voir !
Mais… car il y a un mais. Mon cœur s’est brisé mille fois devant les images et les vidéos des guerres, massacres, génocides. Comment parler des bébés, du lien d’attachement, de sécurité, d’accompagner des grossesses et des post-partum sereins, tout en sachant que des êtres vivent l’horreur !? Comment ne pas sombrer dans la douleur et la négativité ? Comment accepter mon impuissance ? Comment vivre en regardant en face l’intolérable ?
Sincèrement, je n’ai pas la réponse. Je suis en vie. Je fais ce qui est cohérent pour moi, pour mon cœur et pour mon âme. Je ne ferme pas les yeux. Je continue de vivre ma petite vie avec cette connexion au reste du monde.
Je vis avec tout cela en moi. Des contradictions émotionnelles. Des doutes et des convictions. Des peurs et des questions. Et beaucoup d’amour. Beaucoup beaucoup d’amour.
A nous, à vous, à chaque être, je souhaite la paix et l’amour. La paix en nous et autour de nous. Je nous souhaite de prendre soin de notre relation à nous-même, aux autres et au monde.
Et vous, comment ça va ?
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